Mardi, 9 of février of 2010

Articles

La restauration scolaire

La restauration scolaire : des choix autres que financiers

Comme tous les mois de janvier, le conseil municipal devait se prononcer le 28 janvier sur la révision des tarifs de la restauration scolaire.
Le maire proposait une augmentation de 2%, non acceptée par les élus socialistes, adoptée par la majorité municipale.

Les tarifs municipaux augmentent plus vitent que l’inflation, avec la crise ce n’est pas le moment de faire supporter ces hausses aux familles.

D’autre part, les élus ont demandé à la mairie si une réflexion étaient menée pour l’application d’une des mesures du grenelle de l’environnement, à savoir la préparation des repas avec au moins 20% de produits bio d’ici 2012.

Les réponses du maire n’ont pas été convaincantes.
Une étude aurait été faite, elle aboutirait à une augmentation des tarifs très importantes (*2 ou *3).
Cette affirmation ne colle pas avec l’étude menée par l’association des villes moyenne qui indique que la part des produits alimentaires représente environ 33% du prix d’un repas, le ticket restaurant est dépendant avant tout des frais de structure.

Pour augmenter le prix du repas par deux, il faudrait que les prix des produits bios soient très supérieurs aux produits standards et que Chartres envisage des repas 100% bio. Ou que la proportion des produits alimentaires dépasse largement les 50% du coût total d’un repas.

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Les résultats de Chartres doivent être expliqués plus précisément.

Certes les difficultés sont réelles : production insuffisante en France, filières peu organisées, tarifs souvent plus élevés.

En tous cas, beaucoup de communes sont engagées dans une démarche de qualité des repas, de recherche de filières bio et certaines ont déjà intégrés ces produits tout en maitrisant les tarifs.

Chartres doit agir dans ce sens pour offrir une vraie diversité des goûts aux enfants et une qualité toujours meilleure des produits préparés.



“Votre ville” : désinformer et manipuler

L’article paru dans “votre ville” de janvier 2010 sur l’évolution des tarifs des parkings QPark est un monument de désinformation et de manipulation. Les nouveaux tarifs ne sont pas mentionnés, le maire aurait-il une certaine gêne à les faire afficher ?

Ce journal devient un véritable outil de propagande du maire et de son équipe dirigeante.

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 Quelques précisions sont nécessaires

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Les tarifs 2010 ramenés à l’heure

  Tarifs 2010
durée
30m 1,00
1h 2,20
2h 4,00
3h 5,40
4h 7,20
5h 9,00
6h 10,80



Conseil municipal du 26 novembre 2009

Ordre du jour : le Débat d’Orientation Budgétaire, tarifs municipaux pour 2010

Qu’est-ce qu’un Débat d’Orientation Budgétaire :

 

Le Débat d’Orientations Budgétaires (DOB) représente une étape substantielle de la procédure budgétaire des collectivités locales.

Dans le respect de l’article L2312-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, ce débat se déroule en séance publique du conseil municipal dans les 2 mois qui précèdent le vote du budget primitif. Il ne donne pas lieu à un vote mais seulement à une délibération qui atteste de sa tenue effective.
Son objet est de rappeler d’une part, le cadre général, l’environnement en terme de conjoncture économique Nationale et surtout de présenter les grands axes d’intervention de la ville.

Il doit, en effet, permettre d’informer les élus sur la situation économique et financière de leur collectivité afin d’éclairer les choix lors du vote du Budget Primitif.

Résumé de la séance

Les élus socialistes ont présenté leurs priorités pour 2010. La crise n’est pas terminée, la ville doit mettre en œuvre des actions pour servir les habitants dans leur quotidien et aider ceux qui souffrent des conséquences de la crise économique. Les propositions annoncées en séance :

Solidaire par le développement de l’action social

o    Créer un système de micro-crédit social en partenariat avec les organismes bancaires issus de l’économie sociale et solidaire

o    Geler les tarifs municipaux

o    Aider à la création par le mouvement associatif d’une épicerie sociale et solidaire qui apporte une aide ponctuelle à ceux qui en ont besoin

o    Augmenter la contribution communale pour reconstruise de vrais logements sociaux.

o    Créer des conseils de quartiers pour améliorer les relations des habitants entre eux et avec les autres quartiers

o    Créer un conseil municipal des résidents étrangers afin, et surtout en cette période de débat sur l’identité nationale, de permettre d’écouter la parole de ceux qui sont des citoyens de cette ville mais n’ont pas le droit de vote.

o    Projeter l’ouverture de centre d’accueil de jour pour les personnes âgées afin de rompre l’isolement

o    Aider les jeunes à s’installer en centre ville avec la création d’un dispositif de cautionnement solidaire

o    favoriser l’accès à la santé. Cela passe par le maintien des médecins en centre ville.

Solidaire avec l’avenir en ayant une ambition écologique réelle :

  • Elaboration d’un Agenda 21 pour la commune, avec ces priorités :

o     Instaurer une aide publique à l’installation de chauffes-eau solaires

o    Développer le bio dans la restauration collective (scolaire et séniors)

o    Faire un bilan carbone de nos politiques et de nos actions

o    Faire un bilan de la diversité biologique urbaine.

 

 Solidaire par la revitalisation urbaine :

o    Ré ouvrir la mairie annexe de la Madeleine et partenariat avec la CAF pour la réouverture de leur antenne locale sur le mail.   

o    Projeter l’implantation de mairies de quartier pour aider nos concitoyens au quotidien

  Par ailleurs, les élus socialistes ont voté contre la délibération sur les tarifs municipaux de 2010 qui progresseront en moyenne de 2%.

Les tarifs des parkings augmentent très fortement et les élus socialistes se sont opposés fortement à cette délibération. http://www.ps-chartres.fr/?p=304



Parkings souterrains : 40% d’augmentation!

Oui, c’est bien près de 40% de plus que les usagers du parking devront débourser pour la première heure en 2010.

Le Maire de Chartres a repris la loi de 2008 sur la déréglementation des prix des produits alimentaires. Vous payez le même prix … pour moins de quantité. Les tarifs ne seront plus affichés en heure mais en minute  :

30 1,00 €
50 1,60 €
70 2,20 €
90 2,80 €
110 3,40 €
130 4,00 €
150 4,60 €
>3h 1,80€/h

 Lors du derniers conseil municipal du 26 novembre, alors que Monsieur Gorges expliquait que les parkings étaient saturés et déjà trop petits, son conseiller aux finances annonçait tranquillement les nouveaux tarifs  2010 , tous en forte hausse.

Mais la réalité est autre, et le Maire ne veut pas l’admettre. Le dernier rapport Q.Park pour 2008 montre un tassement de la fréquentation, des recettes bien inférieures aux prévisions et des comptes en déficit depuis la mise en service. C’est bien parce que le délégataire n’est pas du tout satisfait des résultats, que le Maire est obligé d’augmenter les tarifs.

C’est donc bien le délégataire du parking qui décide du prix du stationnement souterrain à Chartres, en contradiction avec les affirmations du Maire !

Résultat, Chartres Ville de 40 000 habitants possèdent les prix de parkings les plus prohibitifs de la région ouest. Il faut faire une comparaison avec les tarifs d’Orléans et Nantes.

 

  Tarifs 2009 Tarifs 2010 évolution
durée Chartres (DSP) Orléans (régie) Nantes (régie) diff Chartres / Orélans diff Chartres / Nantes Chartres 2009/2010
30m 1,60 gratuit 1,00 100% 60%   1,00  
1h 1,60 0,60 1,80 167% -11%   2,20 38%
2h 3,40 1,10 3,10 209% 10%   4,00 18%
3h 5,20 2,00 4,00 160% 30%   5,40 4%
4h 6,70 3,00 4,60 123% 46%   7,20 7%
5h 8,20 4,00 5,20 105% 58%   9,00 10%
6h 9,70 4,30 5,80 126% 67%   10,80 11%
    1/2 tarif le samedi après-midi          

Un samedi après-midi (3h) à Chartres : 5,40€  à Orléans : 1€.



Le projet de station d’épuration rejeté

Suite aux avis de la commission d’enquête publique, la déclaration d’utilité publique a été refusée par le préfèt le 23 juillet.

http://www.eure-et-loir.pref.gouv.fr/sections/actualites/jeudi_23_juillet_200/view

L’agglomération fait un recours auprès du tribunal administratif.

Il serait temps que son président arrête les frais, qu’il arrête de dépenser ou de gager l’argent des contribuables pour des projets intenables.



Des vacances annoncées difficiles pour les enfants

Juillet 2009, la France est bien touchée par la crise.
Elle a des conséquences dévastatrices sur l’emploi, et des effets secondaires qui rendent la vie des français toujours plus difficile avec un pouvoir d’achat faible et la crainte de l’avenir.
L’été  devrait être le moment privilégié pour se ressourcer, se reposer.
Le constat est bien amer : plus de 50% des français ne comptent pas partir en vacances en 2009, 62 % des salariés qui gagnent moins de 2000€ net par mois. Les jeunes et les femmes sont les plus touchés. Même si pour une petite partie de la population ce choix est délibéré, les contraintes économiques et sociales pèsent sur les décisions des non partants.

autres-villes-chartres-france-1349850273-1301881 Lire la suite »



La station d’épuration n’est pas d’utilité publique

La commission vient de rendre son rapport.

Elle émet un avis défavorable sur la Déclaration d’Utilité Publique.

Elle émet un avis réservé sur l’enquête parcellaire.

Elle émet un avis défavorable sur la mise en compatibilité du P.O.S. de Mainvilliers.

Les questions  posées par les habitants et le comité de Séresville ont été très nombreuses, argumentées, documentées.

La décision de lancer le projet malgré ces résultats revient au préfêt.

L’avis des citoyens sera t-il ignoré ?

Le maire de Chartres le voudrait  bien, il a d’ailleurs tout fait pour mettre Chartres métropole dans une situation délicate puisque le contrat avec le délégataire a été signé juste avant la remise des avis.

La démocratie doit vivre, les citoyens ont été entendu par la commission d’enquête. Les décideurs doivent en tenir compte.



La loi HPST* de Roselyne Bachelot

« Ce texte brade la spécificité du service public ». Il menace gravement notre système de santé, fondé sur la solidarité.

Les professeurs de médecine (y compris de grands noms de l’UMP - cf. l’appel des 25), les médecins, les personnels de santé manifestent, très largement, leur désaccord contre une loi en passe d’être adoptée, malgré tout, qui constitue « la réforme de trop », conclusion logique (?) d’une succession de réformes successives qui avaient déjà créé un climat de tensions et de mécontentements général de l’hôpital. Avec cette loi, les hospitaliers prennent conscience de la logique globale et la non-reconnaissance de tous leurs efforts pour soigner correctement les patients et les grands électeurs locaux mesurent les menaces contre les hôpitaux de proximité auxquels ils sont si attachés.

Une dérive vers l’hôpital-entreprise : le décor s’est planté progressivement. Depuis le milieu des années 90, l’hôpital est en réforme permanente, sans que l’on ait pris le temps d’évaluer les effets de l’inflation de textes législatifs et règlementaires :

  • création des agences régionales d’hospitalisation (ARH),
  • introduction de la tarification à l’activité (T2A),
  • création de pôles (réunion des services) de gouvernance,
  • convergence tarifaire public / privé: la prise en charge d’un malade étant la même alors que l’hôpital assume des missions d’enseignement, prend en charge la précarité et ne choisit ni ses patients ni ses pathologies,
  • etc.

Dans un contexte budgétaire difficile, avec une logique de rentabilité « à tout prix », tous craignent que ces nouveaux dispositifs ne leur permettent d’exercer leur métier dans les règles de l’art et ne soient détournés par les « exécutifs tenus par les autorités politiques ».

La chaîne du pouvoir allant du ministère de la santé au directeur d’hôpital « bombardé manager au grand dam des médecins », en passant par le directeur de l’agence régional de santé, permet de contourner les intérêts locaux et surtout médicaux : les critères budgétaires passant avant les critères sanitaires. Les conséquences risquent d’être désastreuses. Le président de la république a du, tout récemment, intervenir pour redonner « une place » (à minima) de co-gestion aux médecins afin d’éviter une crise.

L’administration de la santé est, elle aussi, transférée à la région et soumise à la gouvernance de ARS (agence régionale de santé) issue donc du cabinet ministériel comme pouvait l’ être la précédente ARH qui, avec la DSDS (préfet) et la CNAM (sécurité sociale), partageait les principaux axes de santé. Désormais une seule instance, dans une vision très pyramidale des décisions politiques.

Chacun s’accorde pour dire, qu’il existe aussi, dans cette loi, quelques avancées (exemples) :

” Parent pauvre “, la Médecine générale a, seulement depuis 2007, sa définition de discipline universitaire avec ses  premiers diplômés. Tous les médecins généralistes,  qui ont œuvré depuis plus de 20 ans, voient enfin un début de la reconnaissance de leur profession et de leur discipline.

Ainsi le médecin généraliste resterait la clé de voute du système. Mais cette reconnaissance ne doit pas entraîner de « charger la mule » une fois de plus, car sans la reconnaissance financière, cette profession n’est plus attractive : seulement un étudiant en médecine sur dix fera effectivement de la médecine générale !

L’obligation de soigner les personnes bénéficiaires de la CMU avec sanctions, une visite de prévention (c’est une première) qui intéressera les jeunes  de 16 à 25 ans, la télémédecine définie par décrets ministériels dans les situations d’enclavement et d’insularité, entrent dans le champ de la loi tout comme le « conseil pharmaceutique » (n’oublions pas que la ministre est pharmacienne).
Autre nouveauté, l’éducation thérapeutique prend aussi acte de sa grande importance en rentrant dans le cadre de la loi. Heureusement, elle devrait rester dans le « giron médical » puisque  l’industrie et le commerce des médicaments ne peuvent pas être directement en relation avec le patient.

Quelques interrogations, voire réelles inquiétudes :

  • les articles 22 bis& 22 ter autorisent les sages femmes à prescrire de la contraception (tout type de contraception?) et même l’interruption de grossesse volontaire de type médicamenteuse!
  • les infirmieres pourront renouveler des ordonnances datant de moins d’un an … Est-ce que cela permettra de dégager un peu plus de temps médical?
  • l’article 22quater valide les us et coutumes des pharmaciens qui pourront délivrer de la contraception au vu d’une ordonnance datant de moins de un an mais aussi de tout traitement remboursable et «cerise sur le gâteau» … les médicaments dispensés par un pharmacien seront pris en charge par les organismes d’assurance maladie, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables.

Ne sommes-nous pas là dans le lâchage complet du système ? “Vous irez à la pharmacie, sans aller voir le médecin ! Les médicaments seront remboursés puisque délivrés par un pharmacien … mais serez vous en bonne SANTE ?

Passage direct de l’Officine aux urgences ? Tout va  bien, désormais !

Aujourd’hui les patients s’impatientent. Ils réclament plus de considération, moins d’erreurs  et de dépassements d’honoraires

Exemple parmi tant d’autres : l’égalité d’accès aux soins et surtout la qualité des soins pour tous !

  • La fermeture de maternités ou d’hôpitaux, avec comme prétexte une plus grande rationalité, le manque criant de médecins généralistes, leur mauvaise répartition sur le territoire, mettent à mal ce grand principe républicain d’égalité géographique. Certaines zones (zones rurales, quartiers sensibles) deviennent de véritables déserts médicaux;
  • Les urgences sont saturées;
  • Plus fort, le gouvernement et le sénat viennent de s’opposer à une limitation, voire interdiction, prévue dans le projet de loi, des dépassements d’honoraires!

Oui à une modernisation des hôpitaux et de l’organisation de la santé mais sans abdiquer sur l’essentiel. La santé ne peut être soumise qu’à une logique comptable.

Gabriel Bloedé

Références :

  • projet de loi HPST
  • article du Monde daté du 28/04/2009
  • L’hebdo des socialistes, N° 530 du 9/05/2009
  • Le nouvel Observateur, N° 2322 du 13/05/2009

*Hôpital, Patients, Santé, Territoires



Les services publics.

Le basculement dans le privé par une ouverture du capital n’est pas le commencement du démantèlement du service public mais sa fin et en réalité une simple formalité.

La transformation d’une entreprise publique en société anonyme ne l’est pas plus.

C’est bien en amont dans le processus que se joue la sauvegarde d’un service public, c’est au moment où une entreprise publique troque ses objectifs d’accès à tous, financièrement et territorialement, pour celui de rentabilité, masqué par les termes choisis de bonne gestion, c’est au moment où elle adopte les organisations, méthodes et outils de mesure du privé, c’est au moment où elle pratique le mélange des genres, en s’offrant des filiales privées (SNCF et les transports londoniens), en exerçant son activité au-delà du périmètre démocratique qui devrait définir et contrôler ses objectifs.

C’est à chacun de ces moments que, sans éveiller l’attention des citoyens, sans que rien ne semble changer, tout se joue déjà.

Une entreprise de service public se distingue par ses objectifs :

Non la rentabilité du capital, fusse-t-il de l’état  »actionnaire », mais le degré d’accès à tous, territorialement et financièrement, décidé par les représentants du peuple démocratiquement élus.

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